Mon année 2016 en 12 photos

Pour la 3e année consécutive, je me lance dans mon petit exercice de rétrospective de l’année en photos. Comme l’an dernier, je me suis efforcée de me limiter à une seule image par mois.

Pas facile de reprendre le clavier pour essayer de résumer ces 12 derniers mois car non seulement ils ont été assez riches en évènements mais j’ai également totalement délaissé ce blog pendant toute une année. En effet le dernier article que j’ai écris étais ma rétrospective de l’année 2015. Cela me confirme que j’ai passé beaucoup de temps et d’énergie à gérer pas mal de problèmes et que j’ai mis de côté beaucoup de choses que j’espère sincèrement reprendre en 2017. On va dire que cela fait partie de mes résolutions pour la nouvelle année. En attendant de voir si je vais pouvoir les concrétiser, voici donc mon année 2016 en 12 photos.

Janvier 2016 : La disparition de Photo Hall

C’est en fouillant dans mes images du mois de janvier que j’ai retrouvée cette photo, prise avec mon téléphone, vers la fin du mois. Photo Hall, un des magasins photos les plus connus de la ville et dont j’étais une fidèle cliente, a définitivement baissé le rideau et mis la clé sous la porte. C’est un peu un choc de réaliser que ce commerce n’a pas pu faire face à la concurrence des grandes chaînes et surtout d’Internet. Malgré la qualité des conseils de ses vendeurs, toujours souriants et disponibles, j’ai vu les changements au fil des mois et des années : réduction du personnel d’abord, puis des horaires ensuite, Photo Hall s’est accroché pour essayer de rester à flot… jusqu’à l’inéluctable fermeture en ce début 2016.

Dans les semaines qui ont suivi, il y a ensuite eu des travaux et aujourd’hui c’est un magasin d’une chaîne d’accessoires sportifs qui a pris la place.

Photo Hall, Genève
Photo Hall, Genève

 

Février 2016 : Mon fond d’écran pour m’évader

Là aussi, c’est en parcourant mes archives photos pour écrire cet article que je suis tombée sur celle-ci qui m’a fait sourire. Je l’avais prise en arrivant au bureau un matin, un jour où j’avais un peu le blues. A l’époque cela faisait 7 mois que j’occupais un poste au sein d’une PME. Un job que je m’étais réjouie de décrocher après un période de 2 ans de chômage mais qui malheureusement se révélait un peu moins rose que ce que j’avais imaginé. Enfermée plus de 8 par jour dans un bureau sans fenêtres, je changeais alors régulièrement mon image de fond d’écran pour tenter de m’évader un peu.

Heureusement, depuis le tout début du mois de janvier, la neige est au rendez-vous et me permet de faire de belles sorties à skis pendant les week-end, histoire de me prendre un bon bol d’air avant d’attaquer la semaine suivante enfermée dans mon bocal.

Ma place de travail... avec vue sur les montagnes
Ma place de travail… avec vue sur les montagnes

 

Mars 2016 : Le Tour du Mont Rose

Mes dernières vacances remontent à plus de 6 mois, mais je me rattrape généralement au printemps en prenant une semaine au mois de mars et une autre au mois d’avril pour faire de la rando. Cette année ne fait pas exception et en plus je vais être particulièrement gâtée. Cela faisait longtemps que j’avais envie de refaire le tour du Mont Rose, un parcours en 6 jours, mi-piste, mi-rando, au départ de Zermatt. Nous l’avions tenté il y a quelques années, mais avions dû rebrousser chemin à Alagna pour cause de mauvais temps.

Cette année, au contraire, ce n’est que du ciel bleu, jour après jour. Difficile de résumer cette magnifique semaine en une seule photo, alors mon choix s’est porté sur le majestueux versant Est de la montagne qui donne son nom à ce tour tel qu’on le découvre depuis le sommet du téléphérique de Macugnaga. En son centre le célèbre couloir Marinelli, descendu pour la première fois à skis par Sylvain Saudan en juin 1969. A l’époque la mode n’était pas aux grandes courbes fluide du freeride et Saudan avait annoncé entre 2300 et 2500 virages pour cette descente (source : Wikipedia).

Le Mont Rose et le couloir Marinelli
Le Mont Rose et le couloir Marinelli

 

Avril 2016 : Fin de saison dans le brouillard

Les vacances se suivent et ne se ressemblent pas. Trois semaines après avoir repris le boulot après ma semaine autour du Mont Rose, je repars pour l’Italie cette fois. Au programme, à nouveau un raid que j’avais déjà fait par le passé et que je souhaitais refaire. Malheureusement cette fois nous n’aurons pas la même chance et c’est dans le brouillard que nous allons passer 6 jours au coeur de l’Ortlès. Cela ne nous a pas empêchés de réaliser le programme prévu (sauf un sommet) et nous avons même eu droit à une magnifique descente du Val Madriccio au soleil à l’occasion de la seule éclaircie de la semaine.

Je n’ai pas choisi de poster une photo de cette belle journée, mais au contraire celle-ci prise le lendemain alors que nous arrivions au refuge Casati. Nous venions de passer près de 4 heures, seuls sur l’immense glacier du Cevedale, sans trace et sans visibilité. Comme d’habitude, Jean-Pierre avait fait un remarquable travail d’orientation à la boussole et au GPS pour arriver à Casati dont nous avons deviné la massive silhouette alors que nous n’étions plus qu’à quelques dizaines de mètres. Une fin de saison un peu tristounette…

Arrivée au Rifugio Casati
Arrivée au Rifugio Casati

 

Mai 2016 : La ville rose

Comme chaque année, le mois de mai a été l’occasion de ressortir les chaussons et le matériel d’escalade, avec une séance de reprise aux Gaillands et un long week-end à Orpierre. Ce n’était pas la première fois que nous allions à Orpierre pour le week-end de Pentecôte et nous nous doutions biens que nous serions pas seuls, mais cette année à été une grosse déception. Le site est en effet victime de son succès et il était littéralement pris d’assaut par des hordes de grimpeurs venus des quatre coins d’Europe (et il paraît que pendant le week-end d’Ascension c’était en bien pire). Impossible de se garer si on arrivait sur le parking après 9 heures et des cordées dans toutes les voies. Bref… c’est la dernière fois que nous irons à Orpierre pendant un long week-end.

Je vous raconte tout ça, mais la photo que j’ai choisie pour illustrer ce mois n’a rien à voir avec Orpierre. A la fin du mois j’ai eu la chance de partir 2 jours à Toulouse avec une association professionnelle dont j’assure les tâches administratives. Deux jours dans la ville rose, superbement logés dans un hôtel sur la Place du Capitole. J’ai fait plein de photos, mais j’ai choisi de partager cette mini planète (ma première !) que j’ai faite en assemblant 19 images (à main levée) et dont je suis très fière.  🙂

Mini Planète / Place du Capitole
Mini Planète / Place du Capitole

 

Juin 2016 : Les déchets du canton

La météo capricieuse de ce mois de juin n’est pas propice aux balades en montagne. Alors je profite d’une journée portes ouvertes pour aller découvrir Les Cheneviers, l’usine d’incinération des ordures du canton qui fête ses 50 ans. Visite guidée d’une heure à travers le site où l’on nous apprend tout sur le traitement des déchets (250’000 tonnes par an), depuis leur acheminement sur le site (par barge sur le Rhône) jusqu’à la récupération du mâchefer résultant de l’incinération. C’est donc une photo d’ordures qui sert d’illustration pour ce mois de juin.

Les ordures du canton de Genève
Les ordures du canton de Genève

 

Juillet 2016 : Ressourcement à Bionaz

En ce milieu d’année je dois faire face à quelques problèmes de santé. Grosse fatigue, système immunitaire déficient, je vois ressurgir mes démons de 2012 et les prémices d’une nouvelle crise de zona. Mais cette fois je connais les symptômes et peux réagir avant qu’il ne soit trop tard. Visite chez le médecin qui décide de m’arrêter pour quelques jours dans un premier temps, mais qui me fait comprendre que je ne suis pas en état de retourner au bureau quand je vais le revoir quelques jours plus tard. Un peu plus de deux semaines me seront nécessaires pour remonter la pente, mais dans la mesure où mon patron a deux mois de retard dans le paiement des salaires, je n’ai pas trop de peine à choisir mes priorités : la santé d’abord !

A la fin de mon congé, Jean-Pierre me propose un week-end dans la vallée de Bionaz histoire de me ressourcer totalement avant la reprise du travail. L’occasion de découvrir le sympathique refuge de Crête Sèche, de partager un thé avec mes amis Philippe et Monique en vacances dans la vallée et aussi de faire une belle voie d’escalade (Via Oriana) pour atteindre le sommet de la Vierge de l’Aroletta. Bref, tous les ingrédients pour reprendre le boulot pleine d’énergie…

Refuge de Crête Sèche
Refuge de Crête Sèche et la Vierge de l’Arolette dans le fond

 

Août 2016 : Ronron thérapie avec Frimousse

Ce mois d’août 2016 est un moment de rupture. Après un retour au boulot et une tentative de dialogue (au sujet de mes deux mois de salaire en retard) avec un patron qui joue l’autruche, j’ai pris la décision d’envoyer ma lettre de démission fin juillet. Avec un mois de préavis et encore de pas mal de jours de vacances, je suis libérée de mon obligation de présence 10 jours plus tard. Heureusement que Frimousse, le chat de mes parents, est avec moi pendant cette période (je le garde tous les étés pendant que mes parents sont à Megève) et je peux profiter de ses ronronnements apaisants pour traverser ce passage houleux de ma vie.

Il n’est jamais facile de tourner une page, mais en l’occurrence je n’avais plus guère de choix et je ne le regrette pas ! Sinon, je profite de cette période pour faire quelques escalades et je prépare activement mes vacances dans les Pyrénées.

Frimousse
Frimousse

 

Septembre 2016 : Back in the Pyrénées

En 2015 nous avions fait les Pyrénées par les sommets. Cette année, nous décidons de retourner là bas mais en nous concentrant cette fois sur les sites d’escalade et les canyons. En ce début du mois de septembre, c’est encore la canicule et nous passons les 10 premiers jours des vacances à chercher comment réaliser au mieux nos activités sportives alors qu’il fait 35°C à l’ombre. Difficile de choisir une photo pour résumer les escalades, les balades, les baignades dans les canyons et les dégustations des spécialités locales (il faudra que j’y consacre plusieurs billets… mon objectif pour 2017 !). Alors j’ai choisi la photo que j’ai trouvé la plus atypique : celle d’un lama croisé alors que nous montions au Pic du Midi de Bigorre et qui m’a donné l’impression d’avoir passé une journée de vacances au Pérou.  🙂

Lama et Lac d'Oncet
Lama et Lac d’Oncet

 

Octobre 2016 : Réunion de famille

Après ces vacances tonifiantes, retour à Genève où, grâce à un ami, je décroche un mandat de consultante dans une banque. Je redécouvre le plaisir de travailler en mode projet, les réunions d’équipes et les échanges constructifs… un vrai bonheur ! A la fin du mois je pars à Paris pour quelques jours pour assister aux 50 ans de mariage de mon oncle et de ma tante. C’est l’occasion pour moi de revoir mes cousins germains que je n’avais pas vu depuis plus de 20 ans et pas mal d’autres cousins (de cousins) que je n’avais pas croisés depuis mon enfance. J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à passer cette journée en famille et j’espère qu’il y aura d’autres opportunités de se revoir avant 20 ans.

Les 50 ans de mariage de Nicole et Philippe
Les 50 ans de mariage de Nicole et Philippe

 

Novembre 2016 : Escalade à Albard di Bard

Cette fin d’année est marquée par quelques soucis de famille que je dois régler. Rien de grave, mais cela me demande beaucoup de temps et d’énergie en plus de mon nouveau job d’indépendante. Et je ne parle pas des multiples courriers envoyés à mon ex-patron ces dernières semaines pour le paiement de mes salaires. Je finis par déléguer cette tâche à une juriste qui saura se débrouiller mieux que moi. Et c’est avec un grand besoin de me changer les idées que je pars 3 jours dans la vallée d’Aoste pour me recharger les batteries encore une fois.

Après deux journées plutôt humide où nous alternons balades, bons repas (ah le lard d’Arnad !) et moments de repos, le soleil revient en force le dimanche pour nous permettre de découvrir une nouvelle voie à Albard di Bard. Au départ nous voulions en faire un autre, mais arrivés au pied, nous avons vu que les dalles étaient encore bien détrempées suite aux intempéries des jours précédents. Nous nous sommes donc rabattus sur la voie Alex, plus facile que ce que nous voulions faire et très parcourue, mais ce fut l’occasion de passer un bon moment au soleil et d’échanger avec les autres cordées aux en attendant aux relais.

Albard di Bard : voie Alex
Albard di Bard : voie Alex

 

Décembre 2016 : Rando fracassante au Môle

Après quelques chutes de neige précoces début novembre, un épisode de foehn a bien vite dégarni tous les sommets en dessous de 2000 mètres d’altitude. En ce début de mois de décembre, le ciel bleu règne sur les Alpes depuis plusieurs semaines tandis que Genève et les vallées alpines restent sous un épais stratus qui ne déchire que très rarement. Il y a foule en ce dimanche 4 décembre sur les flancs du Môle totalement dégarnis de neige. Je suis contente d’être là et malgré mon manque d’entrainement je suis bien montée, sans m’essouffler ni ressentir de fatigue. Après avoir pris le temps de faire quelques photos depuis le sommet, nous attaquons la descente et je me réjouis déjà de rentrer profiter d’un bon repas réparateur après ce bon bol d’air.

A moins de 10 minutes de la voiture, sur un sentier presque plat, mon pied droit heurte un caillou caché par le tapis de feuille morte. Je perds l’équilibre et plonge en avant sans arriver à enrayer la chute. Cet à ce moment là que mon genou heurte un rocher au moment où je m’écroule au sol. La douleur est violente et sur le moment j’ai peur de m’être cassé quelque chose. Une fois debout je constate que ce n’est pas le cas, mais la douleur me rappelle la vieille blessure que je me suis faite il y a quelques années (une contusion osseuse au niveau du plateau tibial).

J’arrive jusqu’à la voiture avec en m’appuyant sur mes bâtons et avec l’aide de Jean-Pierre. La douleur s’estompe et j’arrive même à prendre le volant jusqu’à chez moi. Je commence à être rassurée jusqu’à ce que je me déshabille pour prendre ma douche. J’avais bien remarqué que j’avais fait un accroc au pantalon et qu’il y avait un peu de sang, mais la plaie que je découvre n’est vraiment pas belle à voir. Une belle ouverture de plus de 4 cm et assez profonde… Je comprends tout de suite qu’il faut des points de suture et file direct aux urgences (après avoir pris une douche quand même) où je passerai le reste de l’après-midi.

Bilan de la journée : 3 points de suture, une grosse fatigue nerveuse (après des heures d’attente aux urgences) et une énorme dalle car ce n’est que vers 20 heures que j’ai enfin pu profiter de mon repas !

A l’heure où j’écris ces lignes, cette mésaventure n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir. La plaie est totalement cicatrisée, les points ont été enlevés au bout de 15 jours et aujourd’hui je peux à nouveau marcher normalement et je n’attends plus que la neige pour commencer le ski !

Arête NE et massif du Mont Blanc dans le fond
Mer de nuages sur la vallée de l’Arve depuis le sommet du Môle

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