Eperon de l’Ermitage à la Sainte Victoire

Après quelques jours aux Dentelles de Montmirail, nous voici partis vers un autre coin que nous apprécions également beaucoup: la Montagne Sainte Victoire. Il s’agit d’un massif calcaire qui s’étend sur près de 20 km, à l’est d’Aix-en-Provence et qui est également un paradis pour les randonneurs et les amateurs d’escalade. Notre QG est le Relais de Saint Ser, idéalement situé au pied de la montagne et à partir duquel on peut facilement atteindre certains secteurs d’escalade moyennant une marche d’approche qui n’excède pas les 30 minutes.

C’est le cas de l’objectif que nous nous sommes fixés pour cette visite: l’éperon de l’Ermitage qui, comme son nom l’indique, s’élève juste au-dessus de la petite chapelle de Saint Ser. Consacrée en l’an 1001, cette chapelle perpétue le souvenir de l’ermite Servus (Ser) qui vint chercher le recueillement en ces lieux au 7e siècle. Détruite par une chute de rochers en 1993, elle fut reconstruite pour son millénaire et attire aujourd’hui de nombreux randonneurs.

L’éperon de l’Ermitage se situe juste à gauche de la chapelle. Il s’agit d’une voie ouverte en 1964 avec un équipement d’époque et donc considérée comme « terrain d’aventure » selon les normes actuelles. La qualité du rocher y est superbe et la voie comporte quelques magnifiques longueurs en 5c/6a sur des dalles qui donnent l’impression de s’élancer vers le ciel (voir photos ci-dessous). Sans aucun doute, elle deviendrait rapidement une grande classique si elle devait être ré-équipée en spits.

Mais aujourd’hui, avec en tout et pour tout une vingtaine de pitons pour 250 m d’escalade, la voie n’attire pas les foules et nous sommes donc la seule cordée engagée ce jour là… c’est pas moi qui m’en plaindrai ! L’éperon est en fait une succession de tours sur lesquelles se trouvent les longueurs les plus dures et qui sont reliées les unes aux autres par des longueurs en traversées plus faciles. L’engagement y est important pour le premier de cordée qui doit maîtriser la pose de coinceurs et autres moyens de protection s’il ne veut pas se retrouver plus de 15 mètres au-dessus du dernier piton sans assurance. Pour moi qui grimpe en second c’est plutôt cool et je me fais vraiment plaisir dans cette voie historique. Voici quelques images prises dans la voie:

Première longueur (6a). Jusqu’ici tout va bien! :

Au départ de la troisième longueur (5b):

Un peu plus haut, une belle envolée dans les longueurs L7 et L8 (5b+/5c):

C’est haut !

Les difficultés sont derrière nous, longueur L10 (4a):

Sortie de l’avant dernière tour:

Troublés par quelques anneaux de cordes marquant nettement le départ d’un rappel et faute d’avoir pris la peine de jeter un coup d’oeil au topo qui se trouve dans le sac, nous faisons une petite erreur d’itinéraire juste avant la dernière tour. Rien de bien grave puisque une longueur d’escalade dans les broussailles nous permet rapidement de rejoindre l’itinéraire classique. Cette petite variante laissera néanmoins quelques traces d’égratignures sur mes mollets et mes avant-bras.

Une fois en haut nous profitons d’une belle vue à la fois sur a vallée de l’Arc. A nos pieds, le relais de Saint Ser d’où nous sommes partis ce matin.

Pour la descente il suffit de rejoindre l’itinéraire balisé en rouge dont le départ se situe au col juste à côté et qui permet de rejoindre la chapelle, puis le Relais de Saint Ser en moins d’une heure.

Une autre option, descendre en parapente (c’est encore plus rapide!):

 

Itinéraire:

Les liens pour en savoir plus:

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