Escalade au Mont Chétif : Pierre navigatore delle creste

Nous avions fait une première tentative à la fin du mois de juillet. Mais ce jour là des pluies plus abondantes que prévues étaient tombées pendant la nuit et du coup, les nuages s’accrochaient de manière persistante sur les sommets. Nous nous étions donc contentés de repérer le départ de la voie, de constater que les dalles de départ étaient trempées, et de poursuivre tranquillement sur le sentier jusqu’au sommet. Nous avions fait une belle balade et le soleil avait fini par se montrer timidement entre deux nuages, mais nous étions un peu restés sur notre faim.

Deux mois plus tard, nous voici de retour au pied de la voie Pierre navigatore delle creste au Mont Chétif. Cette fois, pas d’humidité ambiante et en ce premier week-end d’automne c’est même un retour en force de l’été qui est prévu pour tout le week-end. Visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir l’idée de venir ici puisque quatre cordées sont déjà engagées dans la voie alors que nous arrivons. Nous décidons donc de nous mettre en mode cool et attendons tranquillement notre tour tout en profitant de la chaleur du soleil. J’en profite pour photographier un papillon posé dans l’herbe et qui ne bouge même pas lorsque j’approche l’objectif de l’appareil photo.

Papillon au pied de la voie
Papillon au pied de la voie

Après une petite demie heure de farniente, on commence enfin à grimper. Si les deux premières longueurs sont assez faciles (5a), la suite va s’avérer beaucoup plus ardue, en particulier pour moi qui n’ai quasiment pas grimpé de tout l’été à cuase de la météo capricieuse. Je m’en sors encore assez bien dans le 5c de la troisième longueur, bien celle-ci soit assez athlétique. Pensant récupérer dans la longueur suivante, je constate que le 5a n’a pas grand chose à voir avec celui des deux première longueurs. Ici, la paroi est plus raide est l’escalade est, au mieux verticale, quand ce n’est pas carrément surplombant.

Pour moi qui préfère l’escalade en dalle et bien sur les pieds, ça commence être vraiment rude et j’explose littéralement les bras dans la cinquième longueur en 6a. Inutile de dire qu’à ce stade je m’aide avec tout ce que je peux, mon seul souci étant de monter et de sortir la voie au plus vite, avant d’être complètement HS. La corde est bien tendue et je suis obligée de me reposer régulièrement tant mes bras me font mal. Je sors tant bien que mal les deux dernières longueurs (5b et 5c) et me jette sur ma gourde pour me réhydrater.

Nous ne sommes pas seuls
Nous ne sommes pas seuls
Première longueur
Première longueur
Passage du toit
Passage du toit

Il ne reste plus qu’à gravir (en marchant cette fois) la cinquantaine de mètres qui nous séparent du sommet où l’on découvre une vue magnifique sur la chaîne du Mont Blanc. C’est la récompense de la journée. Il ne reste plus qu’à suivre le sentier qui nous ramène au Pré Pascal où nous avions laissé la voiture.

Pas beaucoup de photos de la voie (j’avais déjà fort à faire !), mais quelques belles images prises depuis le sommet du Mont Chétif.

Statue de la vierge au sommet du Mont Chetif
Statue de la vierge au sommet du Mont Chetif
Grandes Jorasses
Grandes Jorasses
Dent du Géant
Dent du Géant
Mont Blanc et Glacier de la Brenva
Mont Blanc et Glacier de la Brenva
Vue plongeante sur Entrèves
Vue plongeante sur Entrèves

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