Kilimanjaro Machame Route (Jour 1) | Les balades de Bibi

Kilimanjaro Machame Route (Jour 1)

Dimanche 6 septembre : De Machame Gate à Machame Hut

Hier, lors de notre briefing avec Bongo et Obed nous avions convenu d’un départ vers 8h30 histoire ne de pas commencer notre première journée de marche trop tardivement, mais il est finalement 9h45 lorsque les deux véhicules 4×4 franchissent le portail de l’hôtel et s’arrêtent devant notre pile de bagages. Je me dis que c’est aussi ça le charme de l’Afrique, que nous verrons bien à quel heure nous arriverons au camp ce soir et que de toute façon on n’y peut rien et ce n’est donc pas la peine de s’énerver pour si peu de chose.

Notre tas de bagages
Nous reprenons la route que nous avons parcourue le soir de notre arrivée, mais en sens inverse et cette fois, comme il fait jour, on peut profiter du paysage. Nous sommes dimanche et on dirait que tout le monde, sans exception, se dirige vers l’église la plus proche. Les bords de la route sont encombrés de piétons qui ont revêtu leurs plus beaux habits pour l’occasion : la plupart des enfants portent leur uniforme d’école, les femmes semblent participer à un concours d’élégance et la plupart des hommes sont en costume et cravate. C’est très coloré et cela met beaucoup d’animation tout au long du parcours. Malheureusement nos véhicules roulent trop vite et je n’arrive pas à faire de photos pour immortaliser la scène.

Kilimanjaro National Park
Peu après 11h00, nous franchissons le Machame Gate, un des accès officiels au Kilimanjaro National Park (KINAPA). Sur le parking il y a déjà plusieurs dizaines de véhicules et la foule qui s’active dans tous les sens est impressionnante. Ceci confirme ce que je savais déjà : nous ne serons pas seuls pendant notre ascension du toit de l’Afrique. Sitôt nos véhicules arrêtés, plusieurs personnes se précipitent sur nos sacs pour les descendre du toit et les prendre en charge. Chaque sac est glissé dans une housse protectrice puis attribué à un porteur qui rejoint la file d’attente pour la pesée. Les porteurs sont en effet payés en fonction du poids de leur charge. Les bagages des touristes sont limités à 18 kg auxquels s’ajoutent encore quelques effets personnels. La charge globale pour chaque porteur ne doit pas dépasser les 25 kg.

Pesée
Pendant ce temps là, Bongo nous accompagne vers le bâtiment prin-cipal où une foule de trekkeurs se presse devant un guichet. C’est là que nous devons nous inscrire et annoncer notre entrée officielle dans le parc. Prénom, nom, âge, adresse, numéro de passeport, nom de notre guide africain… tout doit être indiqué dans le moindre détail. Ceci deviendra un rituel que nous répéterons chaque jour, la progression des groupes de trekkeurs étant très contrôlé. Dans chaque camp il y a un responsable qui note tous les passages dans son registre. Difficile, dans ces conditions, de gravir le Kilimandjaro en autonomie et sans passer par la logistique d’une agence car on aurait vite fait d’être repéré

On signe le registre du parc
Ces formalités terminées, nous devons encore patienter pendant que Bongo s’occupe des dernières paperasseries pour l’obtention de notre permis. Il y a ensuite une distribution générale de bouteilles d’eau pour le groupe et, enfin, à 11h30 nous entamons nos premiers pas sur la mythique Machame route. Nos bagages et nos porteurs sont déjà partis depuis un moment et nous nous retrouvons donc tous les neuf en compagnie de nos quatre guides africains et d’Abigail (Abby), une jeune australienne de 18 ans que Bongo s’est permis d’ajouter à notre groupe.

C'est parti !
L’étape de la journée représente 14 kilomètres pour un dénivelé de 1200 mètres et Obed nous a annoncé une étape de six heures. Sachant qu’une pause est prévue pour le repas de midi, un rapide calcul mental m’indique que nous devrions arriver au camp juste à la tombée de la nuit. Le départ est plutôt facile puisque nous remontons une large piste presque plate. Un peu plus loin nous quittons celle-ci pour nous engager sur un sentier, plus étroit, mais superbement aménagé pour permettre l’écoulement de l’eau lors des pluies qui sont fréquentes ici. Bongo nous avait prévenus que pour cette première étape le terrain pouvait être très boueux et nous nous sommes donc tous équipés de guêtres en prévision, mais en fin de compte nous aurons un sol relativement sec pendant toute la montée.

Dans la forêt
Trois-quarts d’heure après être partis nous tombons sur une table et des chaises magnifiquement installés sur le bord sur chemin. Cela fait sourire les premiers de notre groupe et provoque même quelques remarques ironiques sur le fait qu’il y en a qui ne pensent plus à manger qu’à marcher… jusqu’à ce qu’Obed nous invite à nous asseoir puisqu’il s’agit de notre table et que notre cuistot nous a préparé un repas chaud ! Une fois remis de notre surprise et le moment de franche rigolade étant passé, nous dégustons notre premier repas sur le terrain : potage, poulet grillé, salade et patates. Un vrai festin après lequel il va être difficile de repartir.

Salle à manger de luxe
Vers 13h, nouveau départ où tout le monde se dit que l’après-midi va vraiment être très long, mais personne n’ose le dire tout haut. Nous continuons à progresser dans cette forêt luxuriante où les arbres sont recouverts de mousse et de lianes qui pendouillent mollement. Je pars un peu avant les autres et profite ainsi d’une petite demi-heure seule pendant laquelle je profite pleinement des bruits de cet environnement végétal. Je ne vois pas un seul animal aux alentours, mais tout ce que j’entends me confirme que nous ne sommes pas seuls dans cette forêt.

Mousse et lianes
Après plusieurs heures sur un terrain presque plat, la pente commence à se redresser. La brume est descendue sur la montagne et nous avons même droit à quelques petites gouttes de pluie. J’en profite pour mettre l’appareil photo à l’abri dans le sac et je prends les bâtons pour la suite de l’étape. On continue à monter régulièrement et les passages raides sont entrecoupés de petits plats qui permettent de récupérer. A ce rythme je me dis que nous allons mettre moins de temps que prévu et en effet, à 16h, nous atteignons les premières tentes du campement, soit bien avant l’horaire qu’on nous avait annoncé. Obed nous indique la clairière un peu plus loin dans laquelle nos porteurs ont déjà monté nos tentes. Les matelas sont gonflés à l’intérieur, les sacs sont posés devant les entrées et on nous apporte même une petite bassine d’eau chaude pour nous débarbouiller… un véritable luxe qui va se répéter jour à après jour et auquel on s’habitue très facilement !

Notre camp à Machame
Nous avons à peine le temps de nous installer et nous changer qu’on nous appelle sous la tente mess pour nous servir un thé chaud accompagné de pop-corn. Ensuite, petit repos sous la tente puis c’est déjà l’heure du dîner… j’ai l’impression que l’on n’arrête pas de manger pendant ce trek.

Toutes les étapes de ce trek:

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5 réflexions au sujet de “Kilimanjaro Machame Route (Jour 1)

  1. Bonjour Brigitte,

    Je compte faire l’ascension du Kilimanjaro en septembre.
    La description de votre voyage m’a beaucoup plue,
    j’aimerais donc savoir quelle est l’agence de voyage
    avec laquelle vous êtes partie.
    Merci d’avance de votre réponse.

    Nora
    norabora3@gmail.com

  2. bonjour, je voudrais bien faire le Kilimandjaro, lorsque que je serais plus vieux. Mais peut-t-on faire ce mont en autonomie sans sherpas, juste avec des amis. Aussi, quelle sont les couts. Peut-on rentrer sur le parc national du Kilimandjaro gratuitement? Merci.

    boubou_bob_14@hotmail.com

  3. Le paiement du parc est incontournable et une rapide recherche sur Internet permet de trouver les tarifs : http://www.tanzaniaparks.go.tz/index.php?option=com_content&view=article&id=54&Itemid=171
    Il n’est pas possible d’aller au Kilimandjaro sans guide car, compte tenu du monde, les ascensions sont très réglementées (itinéraires et lieux de campements imposés et contrôlés). Par contre cooks et porteurs (ce sont des africains, et non pas des Sherpas !) sont en option et vous pouvez choisir de porter toutes vos affaires si cela vous chante.

  4. Bonjour Brigitte,
    Nouvel utilisateur de blurb, je suis tombé par hasard sur votre album photos « Lumières de Tanzanie ». Absolument superbe ! J’ai beaucoup aimé la présentation des différents chapitres et des photos, sans oublier bien sûr le texte.
    Ma question est la suivante: Comment faites vous pour mettre une photo présentant votre chapitre, aux trois quarts en double page, avec un sidebar pour présenter le texte?
    Je n’y suis toujours pas arrivé…
    Cordialement
    Tomzé

  5. Bonjour Tomzé,
    Désolée pour la réponse tardive, mais j’étais en voyage…
    Etant donné que cela fait déjà quelques années je ne me souviens plus exactement de tous les détails. Mais je sais que le principe consiste à utiliser la même image deux fois, à la fois sur la page de droite et de gauche. En fait il s’agit de la technique « full bleed » que j’ai découverte en regardant les tutoriels vidéos qui sont proposés sur le site de Blurb . Ils sont en anglais, mais comme c’est très visuel je pense que l’on arrive à comprendre même si on ne maîtrise pas la langue de Shakespeare. Il ne faut pas hésiter à prendre le temps de suivre le deux vidéos de base qui totalisent 37 et 26 minutes. Il y a une foule de conseils !
    Bonne chance pour vos prochaines créations.
    Cordialement.
    Brigitte

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