Kilimanjaro Machame Route (Jour 3)

Mardi 8 septembre : De Shira à Barranco en passant par Lava Tower

Lever du jour sur le Mont Meru
Encore une longue nuit paisible sous la tente. J’ouvre un œil vers 4h45 et j’entends les porteurs qui discutent déjà sous leur tente, mais je trouve qu’il est vraiment trop tôt et me rendors pour une bonne heure. Vers 6h je commence à bouger doucement. Il faut dire que dans un espace aussi restreint, mieux vaut ne pas bouger brusquement. J’enchaîne les gestes qui vont devenir une sorte de rituel jour après jour. D’abord je plonge au fond de mon duvet pour y trouver mes vêtements de jour que j’ai pris soin d’y glisser hier soir (je n’aime pas enfiler des habits glacés le matin). Après m’être habillée, je passe aux lentilles de contacts, histoire d’y voir un peu plus clair. Ceci fait, je m’attaque au rangement du duvet, du matelas et tout ce qui traine autour de moi. Lorsque la tournée de thé arrive à 6h30 je suis déjà devant la tente en train de ranger mes affaires dans mon sac.

Shira Camp au petit matin
Comme hier matin, le ciel est entièrement dégagé et je profite de la belle lumière rasante pour faire des photos. A 7h30 nous nous retrouvons tous pour un copieux petit déjeuner : en plus du porridge, des œufs brouillés, des saucisses et des toasts, nous avons aussi droit à des crêpes et des beignets de banane… c’est délicieux !

Départ en file indienne
Après ce bon repas nous partons, comme hier, à 8h15 tapantes (à croire que nous sommes réglés comme des horloges suisses). Aujourd’hui nous avons environ quatre heures de montée jusqu’à Lava Tower, point culminant de notre trek à 4’655 mètres. Par rapport à hier la pente est beaucoup plus douce et s’élève régulièrement à travers un paysage à nouveau différent. Cette fois nous cheminons sur un immense plateau volcanique parsemé de pierres, mais offrant un très bon sentier (vu le nombre de personnes qui passent ici chaque jour, cela n’a rien d’étonnant). La végétation se limite à des immortelles et autres plantes à l’aspect rabougri et desséché.

Nous ne sommes pas seuls
A part Alain et Marie qui préfèrent partir devant, nous marchons tous derrière Jean-Pierre qui impose un rythme ultra lent et une pause toute les heures. Comme sur les étapes précédentes, il y a monde fou autour de nous, mais je crois que c’est le premier jour où je le remarque vraiment car cette fois il n’y a plus de végétation autour de nous et nous voyons des petits points colorés devant et derrière nous, à perte de vue. Nous constatons que la plupart des trekkeurs ne sont pas équipés correctement : peu portent des chapeaux ou casquettes pour se protéger du soleil et encore moins protègent leurs yeux contre le rayonnement du soleil qui, à cette altitude, est tout de même assez violent. La plupart d’entre eux marchent aussi trop vite. Ils nous doublent, tout essoufflés, puis s’arrêtent un peu plus loin pour se reposer tandis que nous repassons devant eux de notre pas tranquille… la scène se reproduit deux ou trois fois, mais en général ils mettent de plus en plus de temps à nous rattraper car ils sont de plus en plus essoufflés, et nous finissons donc par arriver bien avant eux.

Arrivée à Lava Tower
Comme prévu nous atteignons Lava Tower à 12h15 (de vraies horloges !). Pendant la matinée, le temps s’est couvert et un vent froid s’est levé. Nous sommes contents de constater que nos porteurs ont pu monter une partie de la tente mess afin que nous puissions déjeuner à l’abri et récupérer un peu. La pause est courte et trois-quarts d’heure plus tard nous voici déjà prêts à repartir.

La suite du parcours
Il ne reste plus que de la descente, mais Jean-Pierre insiste pour continuer à imposer un rythme lent afin que tout le monde puisse récupérer. En effet si tout le monde a bien marché ce matin pour monter à Lava Tower, certains, comme moi, ont néanmoins ressenti les effets de l’altitude et il est donc important de ménager l’organisme, même si maintenant cela va beaucoup mieux. Personnellement, je suis très contente de ce choix car cela me permet de faire beaucoup de photos sans prendre trop de retard sur le reste du groupe. Et cela en vaut la peine car en changeant de versant, nous avons encore une fois totalement changé de paysage et nous trouvons maintenant sur ce que je considère comme le plus beau secteur de trek.

Séneçons géants
Nous progressons au milieu des séneçons géants et des lobélies. Je découvre pour de vraie cette végétation si particulière que j’avais déjà admiré maintes fois en photo. J’aurais aimé qu’il y a ait un peu plus de soleil pour les photos, mais finalement à défaut d’être lumineux, le brouillard crée une ambiance très particulière et mystérieuse.

Au milieu des séneçons
Le sentier est facile et nous nous laissons tranquillement descendre jusqu’au camp de Barranco que nous atteignons vers 15h. Celui-ci est installé au milieu de la végétation et nos tentes, comme d’habitude, sont montées légèrement à l’écart de la foule… notre équipe est décidément très au point pour nous réserver les meilleurs emplacements. Vers l’est, une falaise d’environ 250 mètres domine le camp. Il s’agit du Barranco Wall qu’il nous faudra gravir au départ de l’étape de demain, mais ça c’est le chapitre suivant…

Barranco Camp
Toutes les étapes de ce trek:

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