La Haute Route Chamonix - Zermatt en 30 images | Les balades de Bibi

La Haute Route Chamonix – Zermatt en 30 images

C’est probablement la plus célèbre des hautes routes tracées à travers les Alpes. Elle est ellement célèbre que quand on parle de la Haute Route (avec un « H » et un « R » majuscules), il est évident qu’il s’agit de l’itinéraire qui relie Chamonix à Zermatt en passant par les cols et les sommets. La Haute Route se parcourt généralement à ski au printemps, mais peut également se faire à pied l’été… à condition d’apprécier les longues bavantes sur les moraines et glaciers déneigés. Personnellement je ne connais que la version à ski que j’ai eu l’occasion de parcourir une dizaine de fois depuis que je pratique la peau de phoque.

Le Mont Blanc domine Chamonix, point de départ de la Haute Route

Cette année je n’ai pas prévu de la faire (il faut bien bosser de temps en temps). Mais comme on est en pleine saison de la Haute Route, j’ai eu l’idée de parcourir mes photos et d’en faire un sélection pour présenter ce raid à ski qui peut se faire en 5 ou 6 jours (selon le découpage choisi). Pas facile de choisir parmi des centaines d’images, et je ne parle pas de toutes celles faites en argentique lors de mes premiers raids et que je n’ai pas encore eu le temps de numériser.

Le Cervin, symbole de la Suisse et ligne d'arrivée du parcours

Comme je l’ai dit plus haut, il n’y a pas une seule Haute Route, mais en fait plusieurs parcours qui permettent de relier Chamonix à Zermatt. Certes, la Haute Route historique (parcourue pour la première fois à ski en 1903 par des guides chamoniards) passe par le col du Sonadon et le Glacier d’Otemma. C’est une très beau parcours que j’ai eu l’occasion de faire dans les années 80s, avec quelques passages techniques (comme le Plateau du Couloir) et de longues étapes. Beaucoup de personnes lui préfèrent cependant la variante qui emprunte les remontées de Verbier puis qui longe le Lac des Dix. Un peu moins physique, elle a été surnommé « La Haute Route des Dames ».

C’est ce parcours que je vais vous décrire ici à l’aide de quelques photos avec, en plus, un découpage particulier qui permet de dormir à l’hôtel un soir sur deux. J’entends déjà certains d’entre vous crier au scandale en disant que ce n’est pas de la montagne « pure et dure ». Et bien peut être… mais j’assume parfaitement ce choix. Je suis très contente de laisser ceux qui le souhaitent, aller s’entasser dans des refuges bondés où l’on doit partager sa couchette avec deux autres personnes et où il faut se battre pour avoir un coin de table pour manger. Personnellement, je n’ai rien contre les cabanes lorsqu’il n’y a pas d’autre option, mais si je peux profiter du confort d’un bon lit et d’une douche je trouve que je suis encore plus forme pour profiter pleinement du plaisir d’être en montagne !


Jour 1 : Argentière – Grands Montets – Col du Chardonnet – Col de Saleinaz – Col des Ecandies – Champex

A la lecture du programme cela semble une longue étape, mais en fait cela se passe très bien. On part à la première benne des Grans Montets pour commencer de bonne heure et après une descente vers le Glacier d’Argentière on attaque le gros morceau de la journée : la montée au Col du Chardonnet.

Au départ du col du Chardonnet, la première montée du raid

La suite est assez tranquille puisqu’il faut moins d’une heure pour gagner la Fenêtre de Saleinaz. On suit alors le Glacier de Trient en laissant sur la droite la Cabane du même nom.

Nuages sur le Glacier du Trient

Une dernière petite remontée (10 mn) permet de rejoindre le Col des Ecandies et le Val d’Arpette que l’on suit jusqu’à Champex. Et comme vous avez choisi un guide bien organisé, le minibus avec toutes vos affaires de rechange vous attend devant l’hôtel. Une bonne douche, un copieux repas et surtout une bonne nuit de récupération permettent d’être en forme pour l’étape du lendemain.


Jour 2 : Verbier – Rosablanche – Prafleuri

La journée commence par un petit tour en minibus pour gagner Le Châble et les remontées mécaniques de Verbier. Le but est de monter jusqu’au Col des Gentianes, mais il m’est déjà arrivé de passer un peu tard en saison, après la fermeture de la station. Dans ce cas, il est généralement possible de se faire monter jusqu’aux Ruinettes (dans une benne spéciale « Haute Route »), mais ça rallonge un peu la première montée.

On commence par franchir le Col de La Chaux en passant sous le Bec des Rosses, rendu célèbre par le Xtreme de Verbier qui s’y déroule chaque année.

Si on part des Ruinettes, on passe à côté de la Cabane Monfort qui se trouve au milieu du domaine skiable de Verbier.

La Cabane Monfort
Au col de la Chaux

Après le Col de La Chaux, on continue ensuite sur un terrain vallonné, avec des plats et des petites montées pour rejoindre le Col de Momin.

Entre le col de la Chaux et le col de Momin

On remonte ensuite le Glacier du Grand Désert jusqu’à sa jonction avec le Glacier de Prafleuri. Si on est en forme et qu’il fait beau, la cerise sur le gâteau est d’aller faire le sommet de la Rosablanche, sinon on peut aussi aller directement à la Cabane de Prafleuri où l’on passera la nuit.

Sommet de la Rosablanche
Plaisir du ski en descendant de la Rosablanche

Jour 3 : Prafleuri – Col de Roux – Lac des Dix – Pas du Chat – Pas de Chèvres – Arolla

Le lendemain on commence par une petite montée au Col des Roux qui domine le refuge, histoire de s’échauffer un peu.

Arrivée au Col des Roux

Derrière l’on découvre l’étendue du Lac des Dix dominé dans le fond par l’imposante silhouette du Pigne d’Arolla. Après une courte descente, la suite de l’étape est une longue traversée le au-dessus du lac qui se fait en général en poussant sur les bâtons. Mieux vaut passer assez tôt quand la neige est encore dure et la glisse un peu meilleure.

Au départ de la traversée le long du Lac des Dix

A l’autre bout du lac, on remet les peaux pour gravir le Pas du Chat, le passage le plus raide de la journée. Il faut être particulièrement prudent car il n’est pas rare que des coulées se déclenchent dans cette pente.

Le Lac des Dix, depuis le Pas du Chat

Plus haut, l’itinéraire classique pars vers la droite pour aller à la Cabane des Dix. Pour nous ça sera vers la gauche pour rejoindre les échelles qui permettent d’atteindre le Pas de Chèvres. Il ne reste plus qu’à descendre jusqu’à Arolla où nous attend le confortable Hôtel des Glaciers et ses délicieuses croûtes au fromages. J’ai fait cette étape un certain nombre de fois et nous sommes toujours arrivés vers 13h, pour la dégustation des croûtes. Ensuite on peut aller faire la sieste dans les chambres tout l’après-midi !

L'Aiguille de la Tsa domine Arolla
Fin de journée sur le Mont Collon (depuis Arolla)

Jour 4 : Arolla – Cabane Bertol

Après une bonne et longue nuit de sommeil à Arolla, nous partons de bonne heure pour une étape de toute en montée. Au-dessus de nous, le Pigne d’Arolla est baigné par les premiers rayons du soleil.

Le Pigne d'Arolla

Après une première partie à pied, nous chaussons les skis pour suivre la route qui mène au bas Glacier d’Arolla. Autrefois assez raide, j’ai remarqué qu’il a tendance à s’aplanir au fil des ans. Une fois il fallait même passer à l’intérieur d’une grotte de glace pour prendre pied sur le glacier de l’autre côté.

Sur le Bas Glacier d'Arolla

Plus haut on rejoint les Plans de Bertol, avec généralement un petit passage un peu technique (étroit et raide) où il n’est pas rare de mettre les couteaux pour traverser en toute sécurité.

Montée aux Plans de Bertol

On se trouve alors au bas d’une immense combe d’environ 600 m en haut de laquelle est perchée la Cabane Bertol. Pas de difficulté, mais il faut trouver son rythme afin de pouvoir monter sans se fatiguer et sans se décourager. Arrivé au col, on pose les ski et on monte à la cabane par les échelles aménagés sur le rocher. Celles-ci ont été changées l’année dernière et déplacées sur le versant opposé, suite à un éboulement.

La Cabane Bertol

Là aussi on arrive généralement vers 13h pour avoir le temps de se restaurer et profiter ensuite pleinement de la vue offerte depuis ce promontoire. Un après-midi à la Cabane Bertol, c’est vraiment magnifique !

Le Cervin vu depuis la Cabane Bertol
Coucher du soleil sur la Dent Blanche

Jour 5 : Cabane Bertol – Tête Blanche – Zermatt

On entame la dernière étape de cette Haute Route…

Lever du soleil sur le Pigne d'Arolla (vu depuis la Cabane Bertol)

Après avoir admiré le lever du soleil sur les sommets environnants, on redescend par les échelles et on rechausse les skis pour gagner le Glacier du Mont Miné.

Au départ de la Cabane Bertol
Lever du soleil sur les Bouquetins

La montée jusqu’à Tête Blanche est tranquille et pas très longue ce qui permet d’arriver suffisamment tôt pour profiter d’une bonne neige dans la descente.

Montée à Tête Blanche

La vue depuis le sommet est magnifique, sur le Cervin et la Dent d’Hérens.

La Dent d'Hérens vue depuis le sommet de Tête Blanche
Le Cervin et la Dent d'Hérens jouent à cache-cache dans les nuages

Il ne reste plus qu’une longue, très longue descente jusqu’à Zermatt… qui se déroule dans un des plus beaux décors de la Haute Route (à mon avis).

Descente vers Zermatt
Beauté des séracs sur le Glacier du Stockji

C’est une descente qui se déguste, passage après passage et pendant laquelle on fait de nombreuses pauses (si le temps le permet) pour faire des photos ou tout simplement pour s’en mettre plein les yeux.

Petite pause pour admirer le Cervin

On rejoint les pistes de Zermatt après être passer sous la face Nord du Cervin, vraiment impressionnante !

Passage au pied du Cervin... on est arrivé !

Nous voilà rendus à Zermatt et j’espère qu’à travers ces quelques images je vous ai donné l’envie de faire ce raid un jour…

Vous trouverez d’autres photos de la Haute Route dans mes albums photos.

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