Le refuge et le lac de la Vogealle par le Pas du Boret

En ce samedi 1er août deux options s’offraient à moi : rester à Genève et me rendre au Port Noir pour aller admirer Alinghi 5 avant le départ de celui-ci pour la Mer Méditerranée ou bien profiter du beau temps pour aller me balader en montagne, sachant que la pluie était annoncée pour la journée de dimanche. Après une petite hésitation c’est la deuxième option qui l’a emportée, car tout compte fait voir Alinghi ne m’aidera pas vraiment dans un mois lorsque je me retrouverai sur les pentes du Kilimandjaro. Et je n’ai pas vraiment regretté mon choix en lisant dans la presse du lundi matin que ceux qui s’étaient rendus à La Nautique n’avaient pas vu grand chose, tant le bateau était amarré loin et tant la foule était dense.

Le Fer à Cheval
Me voici donc partie en direction d’un coin que je ne connais pas: Sixt-Fer-à-Cheval, dans la vallée du Giffre. Pas difficile à trouver, le parking se trouve tout au bout de la route au lieu dit Plan des Lacs. L’accès au parking est payant en été et je m’acquitte donc de mon écot de 2,50 euros (1,00 euro pour les motos). J’ai décidé de monter au Lac de la Vogealle en passant par le refuge du même nom et m’engage donc sur le sentier qui mène vers le fond de la vallée et ses immenses parois verticales.

Vers le Pas du Boret
Peu après avoir franchi la passerelle de la Samosse j’arrive à une bifurcation et pars sur la gauche en direction du Pas du Boret. Il s’agit d’un sentier qui franchit la falaise à l’un de ses points faible, en parcourant des vires de roches et un sentier qui monte en zig-zag sur près de 200 mètres. Les personnes sensibles au vertige préfèreront monter par la variante moins raide (mais plus longue) du Bout du Monde.

Le Pas de Boret
Le Pas du Boret est également fortement déconseillé en cas de pluie ou de temps humide car les rochers peuvent être rendus très glissants dans ces conditions. Un câble équipe toute cette partie du parcours même si l’on peu parfois critiquer la manière dont il a été posé ainsi que son entretien. Un court manque d’inattention de ma part me vaudra d’ailleurs une entaille de 2 cm sur un doigt pour cause de bout de câble mal protégé (ben oui, lorsque je suis sur un sentier raide, j’ai plutôt tendance à regarder mes pieds que le câble que je suis de la main… ça m’apprendra).

Le Chalet de Boret
Après avoir franchi cette première falaise, le sentier débouche sur un petit plateau où se trouve le Chalet de Boret et sa buvette. De là, on découvre la deuxième barre rocheuse qu’il va falloir franchir pour rejoindre le Refuge de la Vogealle qui se trouve 600 mètres plus haut. Bien qu’il n’y ait pas de vaches ou de chevaux à proximité, l’endroit est infesté des taons qui semblent particulièrement attirés par mes jambes (qu’elle bonne idée j’ai eu de me mettre en short). En rentrant chez moi le soir, je compterai pas moins de sept piqûres dont une a provoqué une réaction particulièrement impressionnante…

Montée vers le Refuge de la Vogealle
La montée se poursuit, sans jamais vraiment se relâcher. Le sentier est raide, caillouteux et mal tracé et en comparaison avec la montée à la Jonction la semaine précédente, je me dis que la commune ne fait vraiment pas grand chose pour entretenir ses sentiers et attirer les randonneurs… peut être parce que nous sommes dans une réserve ? il ne faudrait pourtant pas grand chose pour enlever les cailloux et rendre le parcours plus agréable, surtout pour la descente.

Le Lac de la Vogealle
Au bout de trois heures, nous voici au Refuge de la Vogealle et il ne reste plus qu’une centaine de mètres de montée et une traversée pour rejoindre le lac éponyme. Petite pause bien méritée, le temps d’étudier la carte et faire quelques photos. Ensuite, plus longue pause au refuge où, une fois n’est pas coutume, je m’offre le luxe d’un casse-croûte.

Le Refuge de la Vogealle
Descente par le même itinéraire jusqu’au Chalet du Boret, puis bifurcation vers la gauche pour suivre le sentier du Bout du Monde, histoire de voir autre chose qu’à la montée. Je ne regrette pas mon choix car à cette heure de l’après-midi, le soleil tape assez fort et même si mon itinéraire est plus long, il présente l’avantage de se dérouler en forêt et donc d’être à l’ombre. De temps en temps, dans une trouée, je profite d’une belle vue sur les nombreuses cascades sur les falaises d’en face.

Vallée glaciaire
Au lieu dit Le Bout du Monde, juste avant d’entamer le dernier bout de la descente, on profite d’une magnifique vue sur la vallée glaciaire et sa forme caractéristique en « U ». Il ne reste plus qu’à parcourir le fond de la vallée pour rejoindre le parking et reprendre la route du retour. Arrivée chez moi je me précipite sous la douche et m’écroule sur mon lit… pour une fois les pétards du 1er août ne m’auront pas empêchée de dormir !

 

Les liens pour en savoir plus :

Données techniques de la course:

  • Point de départ: Parking Le Plan des Lacs (930 m)
  • Sommet: Lac de la Vogealle (2001 m)
  • Dénivelée: environ 1070 m
  • Horaire montée: 3h15 (en passant par le Pas du Boret)
  • Horaire descente: 2h30 (en passant par le Bout du Monde)

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3 réflexions au sujet de “Le refuge et le lac de la Vogealle par le Pas du Boret

  1. Hello Brigitte,
    Magnifique balade que je connais bien.
    La dernière fois que j’y suis allé, les bouquetins nous barraient le chemin au-dessus du Boret…
    Apparemment, il y a un nouveau refuge à la Vogealle.
    En ce qui me concerne, j’ai fait l’arrête très aérienne du Brienzergrat le 1er août : on est arrivé le soir pour manger à notre hébergement à Rosenlaui à 22h ! après le feu de joie… Bises.

  2. Bonjour Brigitte,

    J’ai découvert vos photos avec beaucoup de plaisir. Je suis en train de lire le dernier livre de Patrick BREUZE La lumière des cimes et je voulais suivre l’itinéraire des personnages de ce roman. Je suis tombée par hasard sur votre blog qui m’a rappelé d’excellents souvenirs de cette randonnée et de bien d’autres que j’effectuais il y a 20 ans. Ces paysages sont magnifiques ! Aussi beaux que ceux de la Côte d’Emeraude en Bretagne où j’ai la chance de vivre ! Merci !

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