Orpierre : du village médiéval à la Mecque de l’escalade

Voici déjà plusieurs semaines que, personnellement, j’ai remisé les skis pour la saison et, bien que l’hiver semble vouloir faire un petit retour ces prochains jours à l’occasion des saints de glace, je pense qu’il est temps de passer à autre chose. J’ai donc décidé de vous parler aujourd’hui d’un lieu que j’affectionne beaucoup : le village d’Orpierre.

La vallée du Céans
La vallée du Céans
Orpierre, niché au pied des falaises
Orpierre, niché au pied des falaises
Chevaux à Orpierre
Chevaux à Orpierre

Le site Internet donne à ce village le surnom de Destination soleil, et depuis 26 ans que je fréquente régulièrement ces falaises je dois avouer que c’est tout à fait juste. Même s’il m’est arrivé de connaître des passages pluvieux lors de mes séjours, ceux-ci sont peu fréquents et durent rarement plus de quelques heures. Et la qualité du rocher fait que celui-ci sèche très vite dès que le soleil repointe le bout de son nez.

La rue principale
La rue principale
Un habitant d'Orpierre
Un habitant d’Orpierre

Orpierre, c’est d’abord un lieu rempli d’histoire, puisque ce village médiéval, autrefois entièrement ceint de murailles, constituait une étape de choix sur la route reliant l’Italie à Avignon, l’ancienne Cité des Papes. Plus tard, Orpierre devint une place forte du protestantisme après le passage d’un disciple de Calvin, Guillaume Farel. Pour ceux que cela intéresse, le site Orpierre Tourisme donne un compte rendu très complet de l’histoire très mouvementée de cette commune.

Maison à Orpierre
Maison à Orpierre
Le Quiquillon est omniprésent
Le Quiquillon est omniprésent
Maisons anciennes
Maisons anciennes

Vers la fin des années 60s, comme beaucoup de villages de France, Orpierre voit sa population fortement diminuer, un mouvement d’exode qui s’installe pendant une vingtaine d’années. Et puis, au mileu des années 80s, avant de disparaître totalement de la carte, ce petit hameau décide de prendre son destin en main . Une boulangerie communale se met en place, la commune investit dans une piscine et surtout, elle crée un Office du Tourisme pour la promotion du village. Et pour inciter les visiteurs à séjourner dans le coin, Orpierre à essentiellement misé sur les activités de plein air, à savoir, l’escalade, la randonnée pédestre et, plus récemment, les balades en VTT.

Sur les sentiers
Sur les sentiers
Attention aux chutes de pierres
Attention aux chutes de pierres

Comme vous pouvez le voir sur certaines photos qui illustrent ce billet, les falaises dominent le village et le pied des voies n’est jamais bien loin avec une marche d’approche qui varie de 5 à 30 minutes. La première fois que je suis venue ici (en 1985) il y avait trois secteurs (Le Château, Belleric et le Quilquillon) et le topo se résumait à une simple feuille A4, imprimée en recto-verso.

Un balisage très clair vers les différents secteurs
Un balisage très clair vers les différents secteursLe pilier de l’Ascle

Aujourd’hui, grace au travail des équipeurs et au soutien de la commune, Orpierre offre plus de 500 voies (du 3 au 8c) qui se répartissent sur 10 falaises. L’équipement y est d’excellente qualité est les points de protections rapprochés en font un site de prédilection pour l’initiation et le perfectionnement. Tout cela fait que le site est devenu une sorte de Mecque de l’escalade, attirant des grimpeurs de tous les coins de France, mais aussi des pays voisins. Le français n’est d’ailleurs pas toujours la langue qui domine lorsqu’on se balade au pied des falaises !

Falaises de l'Ascle, de l'Adrech et des Blaches
Falaises de l’Ascle, de l’Adrech et des Blaches
Escalade aux Blaches
Escalade aux Blaches

Côté hébergement je suis resté fidèle à l’hôtel Le Céans qui se trouve à environ 5 km du village sur la route des Princes d’Orange. Il faut dire qu’en 1985, il n’y avait pas beaucoup d’autres options. Je vous recommande vivement cet établissement où, pour la modique somme de 50€ par personne et par nuit (tarif demi-pension payé en mai 2011) , vous pourrez profiter d’une belle chambre avec vue sur le jardin ombragée et de la cuisine à la fois traditionnelle et créative de Jean-Pierre Roux qui permet de se requinquer après une journée de grimpe. Bref, une adresse incontournable !

"Le maître de la danse" (Pilier de l'Ascle)
« Le maître de la danse » (Pilier de l’Ascle)

Mais au fil des ans, l’offre d’hébergement s’est largement étoffée et vous trouverez de nombreuses autres possiblités sur le site de l’Office du Tourisme.

En conclusion, Orpierre et un MUST si vous appréciez l’escalade (mais également pour les adeptes de la randonnée pédestre ou en VTT). On peut y grimper toute l’année, même si la période hivernale (décembre à mars) est un peu soumise aux aléas de la météo. Les mois d’été (juillet – août) sont praticables pour autant qu’on ne soit pas sensible aux fortes chaleurs et les périodes les plus propices sont bien évidemment le printemps et l’automne.

Les liens pour en savoir plus :

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