Musée de la Croix Rouge

Portes ouvertes au Musée de la Croix Rouge

Après deux années de fermeture pour rénovation, le Musée de la Croix Rouge et du Croissant Rouge est à nouveau ouvert avec de toutes nouvelles expositions. Et pour marquer le coup auprès du public genevois, le musée profite de ce long week-end de Pentecôte pour organiser une opération portes-ouvertes pendant 3 jours.

La foule se presse à l'entrée
La foule se presse à l’entrée

Ce n’est généralement pas trop mon truc d’aller me précipiter ainsi dans ce genre de manifestation, mais compte tenu de la météo exécrable qui limite passablement les activités en extérieur, je me suis dit qu’après tout c’était un but de sortie comme un autre.

Première constatation en arrivant sur les lieux : je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée (mais ça n’a rien d’étonnant). Une longue file de parapluies s’égrène le long du couloir en béton qui mène à l’entrée du musée. Je prends mon mal en patience et arrive même à passer le temps en faisant quelques photos lorsque j’arrive à hauteur de la petite cour devant l’entrée.

Entrée du musée
Entrée du musée
Qui regarde qui ?
Qui regarde qui ?
Les Pétrifiés (Carl Bucher, 1979)
Les Pétrifiés (Carl Bucher, 1979)

Une demi-heure plus tard, me voici à l’accueil où l’on me remet un audio-guide. C’est la grande nouveauté. Maintenant il n’est plus nécessaire de lire les panneaux de l’exposition (d’ailleurs il n’y en a plus). Comme me le dit l’hôtesse en me tendant l’appareil « Vous ne touchez à rien et vous vous laissez imprégner ». Je passe donc la bandoulière autour du cou, mets les écouteurs sur les oreilles et me voici parée pour découvrir la nouvelle exposition.

J’avance dans le couloir et j’entends une voix qui se déclenche automatiquement, m’invitant à découvrir La chambre des témoins. Une pièce circulaire toute sombre avec, sur le mur, des photos grandeur nature de douze personnes qui m’entourent. En fait ce ne sont pas des photos, mais une projection. Je m’en rends compte lorsqu’en m’approchant de l’image d’une femme, celle-ci cligne des yeux… ça surprend !

Fichiers des prisonniers de la Première Guerre Mondiale
Fichiers des prisonniers de la Première Guerre Mondiale

Pour ce qui est du pourquoi de cette salle, je ne peux pas vous en dire plus car au niveau de mon audio-guide C’est le silence radio. Et comme je me trouve dans une quasi obscurité c’est pas terrible pour l’opération dépannage. Au bout de quelques minutes je décide donc de quitter la pièce et descends les escaliers vers l’étage inférieur.

La suite de la visite se décline en trois parties :

Pour ce week-end d’inauguration, seules les deux premières salles sont accessibles, et rien n’indique quand la troisième sera ouverte. Je profite que je suis dans un lieu un peu plus lumineux pour étudier mon audio-guide, toujours silencieux. Visiblement l’automatisme ne fonctionne pas (ou plus), mais en saisissant manuellement le numéro de chaque salle ou élément de l’expo (quand ils sont affichés) j’arrive à m’en sortir plus ou moins.

Le mur des enfants du Rwanda
Le mur des enfants du Rwanda
Les enfants du Rwanda
Les enfants du Rwanda

C’est probablement un petit dysfonctionnement de jeunesse et je me demande  si le fait qu’il y ait foule ne dérègle pas le système audio (trop de charge sur le système ?). Ce que je trouve dommage c’est que la visite repose maintenant entièrement sur ce dispositif. Le rythme de la visite s’en trouve en quelque sorte imposé et quand ça ne fonctionnement pas… on n’a tout simplement pas plus d’explications !

Lettres de la Croix-Rouge
Lettres de la Croix-Rouge
Des témoignages animés
Des témoignages animés

Au bout d’une heure, je me retrouve à l’extérieur et constate avec plaisir que la pluie s’est momentanément arrêtée et qu’il y a même un timide rayon de soleil. J’en profite pour marcher un peu avant de reprendre un bus pour rentrer chez moi. Je reste songeuse par rapport à cette visite m’a laissée un peu sur ma faim. Il faut dire que j’étais une grande fan du musée dans son ancien concept que j’avais eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises. A chaque fois, j’en étais sortie assez bouleversée par les images et les textes que j’avais vus (même si c’était toujours les mêmes). A tel point que je me disais toujours que ce n’était pas le musée à visiter un jour de déprime.

Rien de tout ça aujourd’hui. Je ne sais pas si c’est ce côté « technologie » (audio-guide, animations, …) qui à enlevé une part de drame. Les objets exposés sont aussi moins « hard » qu’avant. Par exemple toute la partie sur les mines anti-personnelles et leurs conséquences a disparu. Peut être aussi est ce à cause de la foule qui empêchait justement de « s’imprégner » comme on m’invitait à le faire à l’accueil…

Il faudra que je retourne dans ce musée un jour où ça sera plus calme, pour le visiter tranquillement et me faire une meilleure idée. Mais avec un billet d’entrée à 15.- CHF (la dernière que j’y suis allée, il était encore à 10.- CHF), il est certain que j’hésiterai à y amener systématiquement mes amis de passage dans la ville comme je le faisait auparavant.

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