Montée vers le Canigou

Pyrénées : Ascension du Canigou

Après une première journée plutôt cool, nous enchaînons avec une longue journée de marche pour gravir le sommet emblématique du coin : le Canigou.

Départ matinal

Le lendemain matin il fait encore nuit noire lorsque le réveil sonne vers 5h45. Trente minutes plus tard nous prenons la direction du col de Jou comme la veille et une fois là-haut nous nous engageons sur la piste du refuge de Mariailles. Celle-ci est assez bonne dans l’ensemble, mais dans certains passages il y a tout de même de gros cailloux et du coup nous roulons vraiment très lentement. Au parking du Randé nous décidons de laisser la voiture et de continuer à pied sur la dernière partie car on s’imagine que l’état de la piste va empirer en montant. En fait, c’est le contraire et le dernier tronçon est en meilleur état que celui que nous avons parcouru en voiture…

Refuge de Mariailles au petit matin
Refuge de Mariailles au petit matin

Nous faisons une halte au refuge pour prendre un bon petit déjeuner car nous n’avons pas pris le temps de manger avant de partir. Et nous offrons aux gardiens le pain brioché que nous avions acheté au cas où nous n’aurions pas pu déjeuner au refuge (parce que la veille il y a plein de personnes, très négatives, qui nous ont dit qu’on ne pourrait pas avoir à manger au refuge si on ne téléphonait pas préalablement pour prévenir de notre passage). 😉

Longue marche dans la forêt puis à travers les alpages

Vers 8 heures nous partons, pour de bon cette fois, pour le sommet du Canigou. Au départ un panneau donne tout de suite le ton « Canigou : 8.2 km / 4h ». Nous suivons le GR10 qui commence par descendre (oui !) dans la forêt pour franchir un torrent avant de commencer à monter de l’autre côté. On continue dans la forêt pendant près de deux heures et ce n’est que juste avant d’arrive au Refuge Arago (qui n’est qu’un simple abri) qu’on passe au-dessus de la limite des arbres.

Le GR dans la forêt
Le GR dans la forêt
Refuge Arago
Refuge Arago

Au-dessus on traverse une zone d’alpage qui, avec l’herbe toute jaunie, se donne des airs de savane. La pente se fait plus raide et plus continue et remonte jusqu’au fond de la vallée appelée la Conque du Pic. Plusieurs lacets permettent de franchir cette partie raide avant de faire une longue traversée vers la gauche pour rejoindre le pied de la cheminée qui donne accès au sommet. Au départ des lacets on trouve une fontaine qui est plus que bienvenue car le soleil commence vraiment à taper. J’en profite pour faire une petite pause avant d’attaquer la dernière partie.

Un air de savane
Un air de savane
Ca grimpe...
Ca grimpe…
Une fontaine bienvenue
Une fontaine bienvenue

Fin d’ascension dans les rochers

A midi, nous voici sur notre premier pyrénéen où nous profitons d’une vue à 360°. Comme c’est dimanche et qu’il fait grand beau il y a un monde fou. La plupart des randonneurs sont montés par le versant opposé (depuis le Refuge des Cortalets), plus court et plus facile. Nous restons près d’une demi-heure au sommet à admirer le paysage (et à manger notre casse-croûte !) avant de se lancer dans la descente par le même itinéraire.

La cheminée
La cheminée
Sommet du Canigou (2785 m)
Sommet du Canigou (2785 m)
Table d'orientation au sommet
Table d’orientation au sommet

Longue descente et bières bien méritées

Au départ du sommet il faut repasser par la « cheminée », un passage d’une trentaine de mètres où il faut s’aider avec les mains (escalade niveau 2). Pour nous cela ne pose aucun problème, mais nous croisons des personnes qui s’affolent car nous descendons en passant à côté d’elles sans nous arrêter (beaucoup de personnes qui ne sont pas à l’aise dans certains passages pensent que les autres doivent arrêter leur progression en attendant qu’elles aient surmonté la difficulté, ça les rassure). Nous enchaînons avec un parcours un peu pénible dans les cailloux pour rejoindre la fontaine où nous faisons un nouvel arrêt avant de reprendre la longue traversée vers le refuge. Compte tenu de la distance, ici on ne va pas plus vite à la descente qu’à la montée et c’est quatre heures plus tard que nous franchissons à nouveau le seuil du Refuge Mariailles.

Nouvelle pause pour déguster une bonne omelette arrosée de quelques bières bien méritées. Après cette première journée de rando (et sans entraînement préalable !) j’en ai plein les pattes… et il reste encore la descente de la piste pour rejoindre la voiture avant de pouvoir profiter d’une bonne douche chaude !


Où se trouve le Pic du Canigou ?


Infos pratiques

Hébergement

A Casteil il n’y a malheureusement plus d’hôtel depuis que le Le Molière a fermé l’an passé. Mais le Relais de Saint-Martin (situé au départ de la route qui monte à l’abbaye) qui ne fait plus que de la restauration légère à midi propose encore quelques chambres en formule « chambre d’hôte » à condition de prévenir préalablement. Comme il n’y a pas de restauration le soir, la patronne vous proposera d’aller au restaurant du camping (5mn en voiture). N’hésitez pas car la cuisine y est excellente !

L’ascension du Pic du Canigou

Nous l’avons fait depuis le Refuge de Mariailles, mais il est également possible de monter depuis le Refuge des Cortalets. L’ascension ne présente pas de difficultés techniques hormis les 30 derniers mètres où il faut gravir un passage rocheux appelé la « cheminée » (escalade niveau 2). Une piste permet de rejoindre le refuge de Mariailles, mais la circulation sur celle-ci est réglementée à certaines périodes de l’année. Voir le site du refuge pour plus d’infos.


Photos sur bibiphotos.ch

Pour découvrir toutes les images de cette journée, n’hésitez pas à visiter ma galerie de photos :

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