Surcou dans le brouillard

Nous voici bientôt arrivé à la fin du mois de février et je n’ai pas encore vraiment profité du ski cette saison. Hier, samedi, il a neigé un peu partout et à basse altitude (environ 500 mètres), mais d’après les prévisions, aujourd’hui devrait être plus sec. Au matin en effet, je distingue les parois du Salève, bien plâtrées, et, tout au fond sur la droite, le Jura, bien blanc aussi. Il fait clair mais les sommets sont encore dans les nuages. Et d’après la vitesse à laquelle ceux-ci se déplacent, on devine que la bise, également annoncée, est en train de s’installer en altitude.

Malgré tout, on décide d’aller faire un tour à Surcou, une de nos balades habituelles en début de saison. En quittant Genève, on aperçoit des coins de ciel bleu et j’espère que le temps va se lever, mais en arrivant à La Roche je déchante vite : tous les sommets sont pris dans les nuages qui paraissent bien épais. On continue jusqu’à la petite station d’Orange, point de départ de notre randonnée… et on tombe au beau milieu d’une compétition de ski nordique ! Le coin, habituellement calme, est noir de monde et le parking est plein à craquer. Heureusement, je finis par trouver une place un peu plus loin et sans trop de peine.

Départ dans le brouillard
Départ dans le brouillard

 

Finalement, vers 11h30 nous commençons la montée. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de venir ici et nous profitons d’une magnifique trace. Au moins nous n’aurons pas de problème d’itinéraire, bien que la visibilité soit de moins de 50 mètres.

Deux heures plus tard, nous voici au sommet de Surcou à 1809 m. Heureusement qu’il y a la table d’orientation (et le fameux banc !) pour indiquer que nous sommes en haut car on n’y voit toujours rien. Deux jeunes étudient d’ailleurs attentivement la table pour y découvrir tous les sommets que l’on peut voir d’ici… quand il fait beau. Le temps d’enlever les peaux et de serrer les chaussures et nous voici déjà dans la descente.

Au sommet, on est toujours dans le brouillard
Au sommet, on est toujours dans le brouillard

 

Habituellement nous aimons descendre en passant par le col de Cou pour traverser en face et profiter des belles pentes qui domine le chalet de Balme, mais aujourd’hui nous préférons redescendre en suivant les traces de ceux qui nous ont précédés. La neige est profonde et légère et on s’amuse à tourner autour des sapins jusqu’à ce qu’on rejoigne le chemin de la montée.

Descente dans le brouillard
Descente dans le brouillard

 

Ce n’est qu’à 50 mètres de l’arrivée, lorsque nous débouchons de la forêt juste au-dessus de la station d’Orange que nous découvrons à nouveau le paysage. On ne peut pas dire qu’on ait profité du soleil aujourd’hui, mais je suis quand même contente de ma journée car pour ma première rando de l’année j’étais en forme et je me suis aussi pas trop mal débrouillée dans la descente sans visibilité. J’espère que le week-end prochain ça sera aussi bien… avec le soleil et le ciel bleu en plus !  🙂

Un peu de visibilité en revenant à la station d'Orange
Un peu de visibilité en revenant à la station d’Orange

 

2 réflexions au sujet de “Surcou dans le brouillard

  1. La bulle d’oxygène c’est à peu près tout ce qu’il y avait dans cette sortie, avec la bonne neige… parce que pour le soleil et la vue c’était plutôt raté ! Merci pour ton passage José.

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