Tesnou (encore) et la tempête de sable

Mardi 12 décembre 2006
Je me réveille vers 6h45 et commence doucement à m’habiller et à faire mon sac. Le ciel est plutôt laiteux et il y a un peu de vent. Vers 7h30, juste avant d’aller prendre notre petit déjeuner, Jean-Pierre me fait la remarque que les rafales sont un peu plus fortes. En fait, il s’agit du début d’une tempête qui va durer toute la journée… mais ça, nous ne le savons pas encore.

Nous nous installons donc sur nos matelas comme pour tous les repas que nous prendrons dans le désert, mais là c’est un peu moins sympa que d’habitude car le sable vire-volte autour de nous et tout ce que je porte à ma bouche a un côté croquant inhabituel. Assez vite, nous partons pour gravir notre voie de la journée située juste au-dessus de notre campement.

Il s’agit de l’Eclipse de Lune, d’un niveau légèrement plus élevé (5b) que celle que nous avons faite hier. Le départ est en dalle, puis l’on rejoint une large fissure que l’on suit jusqu’au sommet.

Lorsque nous revenons au campement quelques heures plus tard, la tempête est bien installée et nous trouvons Moussah et Ramdane qui se sont installés dans le 4×4 pour nous attendre à l’abri du sable. Ils nous demandent si nous voulons manger, mais nous déclinons car le vent forcit de minute en minute.

Nous leur donnons un coup de main pour ranger les affaires au plus vite et embarquons tous dans le véhicule dans une ambiance de sauve qui peut. J’arrive à faire quelques photos à travers la vitre puis je mets l’appareil photo au fond du sac, à l’abri du sable qui semble arriver à s’immiscer partout.

Nous refaisons la même route que la veille en sens inverse. Comme la veille, nous avons droit à une crevaison (toujours la même roue) ainsi qu’un contrôle au poste militaire près de In-Amguel. Ramdane profite d’un de ces arrêts forcés pour nous distribuer des boites de thon et des oranges en guise de casse-croûte. Peu avant Tam, nous bifurquons sur une piste vers la gauche. Au bout de 20mn supplémentaires, Moussah décide de s’arrêter car il fait nuit et il ne voit plus grand chose. Heureusement, le vent s’est calmé et il y a plein d’emplacements de bivouacs entre les rochers qui jonchent le sol.

Après cette journée de tempête, la soirée est plutôt clémente et nous mangeons et papotons près du feu jusqu’à ce que la fatigue nous pousse à regagner nos duvets pour la nuit.

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