Tizouyags et Assekrem

Vendredi 15 décembre 2006
La nuit a été fraîche et humide. Il faut dire que nous avons gagné mille mètres par rapport au bivouac précédent puisque nous nous trouvons maintenant au pied de l’Assekrem, à plus de 2’700 m. Mais en plus, la nuit a été entrecoupée de plusieurs averses, jamais très violentes, mais juste assez pour nous réveiller à chaque fois. Heureusement que nous avions les sursacs pour protéger nos duvets. Pour le moment, le ciel est encore bien couvert et on a l’impression que la pluie pourrait revenir d’un instant à l’autre.

Au programme de la journée, l’escalade du Tizouyag Sud qui se trouve juste au-dessus de notre campement, par la voie classique. Certainement la voie la plus sérieuse de cette semaine. Olivier souffre d’un gros refroidissement (il a fini la nuit à l’abri dans le 4×4) et déclare qu’il ne grimpera pas aujourd’hui. Pour ma part, je suis partagée… J’ai très envie de faire cette voie, mais d’un autre côté l’idée de la cordée à trois ne me tente pas trop et en plus je n’aime pas grimper au froid.

Finalement j’opte pour une journée de photographie et je laisse Jean-Pierre et Eric partir à l’attaque de la voie… mais à entendre leurs commentaires à leur retour, je regretterai vraiment ma décision. Pendant la journée j’arrive à prendre une photo de Jean-Pierre tandis qu’il gravi la 5e longueur (photo prise depuis le camp, avec zoom numérique).

Mes regrets seront tout de même compensés par les belles photos que j’ai pu faire ce jour là. En effet, un sentier permet de gagner sans difficulté le col qui se trouve entre les deux Tyzouags et à partir de là on peut facilement se rendre au sommet sud. De plus, le soleil se décide à percer en fin de matinée et après la pluie de la nuit, cela donne une atmosphère beaucoup plus claire que tout ce que nous avons eu jusqu’à présent.

Depuis le sommet la vue est encore plus spectaculaire que ce que nous avons pu voir les jours précédents. Nous sommes ici au coeur du massif du Hoggar et tout autour ce n’est qu’une immense étendue de sable et de rocher. Par moments, cela donne même l’impression de paysage lunaire.

Vers 15h, nos deux grimpeurs sont de retour au camp et nous racontent, ravis, les détails de leur ascension que nous avons pu suivre en direct depuis le camp. Nous remontons tous dans le 4×4 pour nous rendre à l’Assekrem qui se trouve un peu plus loin. Le programme prévoyait un nouveau bivouac, mais suite à l’expérience humide de la nuit dernière, nous décidons d’aller voir si nous pouvons avoir une chambre à l’auberge.

Nous profitons de la lumière de fin de journée pour effectuer la montée jusqu’à l’ermitage qui se trouve juste au-dessus du col. Nous visitons ce lieu de méditation minuscule construit par Charles de Foucauld puis nous installons sur la terrasse pour profiter de ce paysage unique.

Après avoir assisté au coucher du soleil, nous passons la soirée à la petite auberge où nous ne sommes pas mécontents de pouvoir dormir à l’abri de quatre murs.

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