Trésors du Périgord et du Lot (2e partie)

Il y a quelque temps déjà j’avais écrit un premier billet sur la belle région du Périgord et je vous avais promis une suite. La voici… enfin !

Sarlat-la-Canéda
Sarlat est souvent appelée la capitale du Périgord Noir et cette ville attire chaque année de nombreux visiteurs tant pour son charme médiéval que pour la richesse de sa gastronomie. Après une journée d’escalade sur la falaise du Céou, nous avons donc rejoint cette la située à une quinzaine de kilomètres pour y passer la soirée. L’heure un peu tardive ne m’a pas permis de faire de très belles photos, mais j’espère que ces quelques images vous donneront tout de même l’envie de découvrir Sarlat si vous êtes dans le coin.

La Lanterne des Morts date du XIIe siècle. Elle est également appelée la Tour Saint Bernard suite au passage de Saint Bernard de Clairvaux dans la région. Vous la trouverez dans le Jardins des Enfeus situé juste derrière la Cathédrale Saint Sacerdoce. Elle est en excellent état de conservation et sa forme est, paraît il, unique en France.

Sarlat est également la ville où naquit Etienne de La Boétie en 1530. Sa maison présente une architecture remarquable, très ornementée, au pignon pointu et aux toits de lauzes abrupts. Elle fut restaurée en 1910.

La Cathédrale se trouvait déjà dans l’ombre lorsque je suis passée, mais j’ai réussi à capter une jolie lumière sur les gargouilles de l’église Sainte Marie sur fond de ciel bien bleu.

Et avec un bon timing, il est possible de se programmer un bon petit resto (histoire de goûter le foie gras et autres spécialités du coin) et de sortir juste à temps pour photographier la ville au moment de l’heure bleue.

Les grottes de Cougnac
Petit changement de département pour la suite du programme pour nous rendre dans le Lot tout proche et également plein de richesses. Lors de notre passage, nous avons séjourné au Gîte de Montalieu où nous avons atterri tout à fait par hasard en suivant des panneaux le long de la route. Jean-Luc, qui fut notre hôte pendant deux jours est un passionné de sa région et encore plus pas la préhistoire et c’est lui qui nous a conseillé d’aller à Cougnac plutôt qu’aux autres grottes (trop) touristiques et je dois reconnaître que nous ne fûmes pas déçus d’avoir suivi sa recommandation.

Le site de Cougnac comprend deux grottes, toutes les deux très intéressantes. Dans l’une vous pourrez voir des dessins ornant les parois (mais attention, il est interdit de les photographier) tandis que l’autre présente des concrétions d’une finesse remarquable. La visite dure environ 90 minutes et elle est commentée par des guides qui savent transmettre leur passion. Personnellement j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver à la place de ces hommes et femmes qui sont venus dessiner bouquetins, mammouths et cervidés il y a plus de 20’000 ans.

Rocamadour
Après Cougnac, il suffit d’environ 30 minutes en voiture pour se retrouver à Rocamadour qui fut autrefois un haut lieu de pèlerinage. Aujourd’hui la cité, présente pas moins de sept églises et chapelles dominant la vallée de l’Alzou. Pour les rejoindre on emprunte le Grand Escalier que les pèlerins de l’époque gravissait en s’agenouillant sur chacune des 200+ marches. Au pied de la falaise, la cité de Rocamadour s’étend sur environ 1.5 km et ne comprend qu’une seule rue principale.

J’avoue avoir été assez déçue par cette visite bien que l’on puisse parcourir les mêmes escaliers, pénétrer au sein des mêmes églises et se désaltérer aux mêmes fontaines que les pèlerins du XIe siècle, Rocamadour semble mettre en avant la pratique commerciale au détriment des traditions. Si je peux facilement comprendre que commerces et restaurants aient investi les lieux afin de profiter de la manne apportée par les visiteurs, je trouve plutôt choquant de me balader au milieu de magasins vendant des dijeridoos ou des sacs à mains de grandes marques parisiennes plutôt que de favoriser l’artisanat local.

La ville ne pas non plus de grands efforts en matière de décoration et j’ai trouvé vraiment dommage que le chemin de croix que l’on emprunte pour gagner la partie haute du site ne soit pas mieux entretenu et agrémenter de quelques fleurs qui le rendrait tout de suite un peu plus attrayant. Bref, la cité de Rocamadour est reste attrayante par le côté remarquable du site dans lequel elle se trouve ainsi que son histoire, à condition de pouvoir faire abstraction de l’aspect commercial qui s’est emparé des lieux.

Les liens pour en savoir plus:

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