Voie de la Tortue à Tissalatine

Mercredi 13 décembre 2006
Comme hier j’ouvre un oeil peu après 6h30 et découvre enfin le site de Tissalatine où nous sommes arrivés de nuit hier soir. Il s’agit d’un vaste jardin de sable jonché de blocs de granit et où poussent quelques acacias centenaires. Un peu plus loin, je distingue un des quatre grands dômes où se trouvent les voies d’escalade. Tandis que nous nous installons pour déjeuner, Moussah part avec le véhicule pour repérer les lieux car c’est la première fois qu’il amène un groupe dans ce secteur.

Un peu plus tard, Moussah revient nous chercher et nous partons avec lui en direction du dôme sur lequel se trouve la voie de la Tortue. Il nous dépose au pied d’un éboulis et nous lui donnons rendez-vous vers midi au même endroit. Il faut environ 30 minutes pour rejoindre le pied de la voie qui parcourt un pilier en forme de nez au milieu de la paroi.

Le terrain que nous parcourons est couvert de blocs arrondis de toutes tailles et j’ai vraiment l’impression d’être sur une autre planète.

La voie de la Tortue est très sympa et plutôt ludique. Jamais très difficile, l’escalade se fait toute en finesse sur une belle envolée de dalles comme à Tesnou.

En haut de la voie, on tombe sur ce rocher en forme de tortue qui a donné son nom à la voie.

Depuis le sommet, on se rend mieux compte de l’étendue du désert qui nous entoure. Malheureusement le temps est brumeux et ne permet pas de faire de très belles photos.

La descente, comme à Tesnou, se fait à pied en suivant d’immenses dalles inclinées.

De retour au campement, nous profitons du bon repas préparé par Ramdane, puis rangeons toutes nos affaires pour lever le camp. Nous rejoignons Tamanrasset où nous faisons un arrêt pour faire réparer notre pneu et où Moussah et Ramdane refont quelques provisions pour la fin de la semaine.

Puis nous repartons pour aller établir notre camp au pied de l’Ihaghen qui sera notre objectif de demain.

Nous tournons autour de ce pic, à la recherche d’un emplacement propice et finissons par nous poser sur le versant nord, au bord de la piste, mais dans un des rares endroits où il y a un peu plus de sable. La température est plus fraîche que les jours précédents et Jean-Pierre dit à Ramdane qu’il peut prévoir un repas un peu plus tôt que d’habitude afin que nous ne mangions pas au froid. Contrairement aux deux bivouacs précédents, il n’y a pas de rochers contre lesquels nous pouvons nous abriter, mais heureusement, le vent ne se lèvera pas cette nuit.

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